HADOPI, le premier mail d’avertissement …

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Posted by Vincent | Posted in Culture, Société | Posted on 29-09-2010

La HADOPI vient de faire connaitre le contenu du premier mail d’avertissement que recevront les internautes. Le document n’est cependant pas exempt de critiques en se contentant du minima.

Vous êtes responsable de l’utilisation de votre abonnement Internet !

On souligne à l’abonné que son accès internet a été utilisé pour commettre des faits « qui peuvent constituer une infraction pénale » (et non qui sont une infraction pénale, apprécions la nuance…) alors que « vous êtes légalement responsable de l’utilisation qui est faite de votre abonnement internet. »
Une obligation qui n’est pas précisée, mais qui sera sanctionnée.
Le courrier précise alors que l’abonné doit prendre « toute précaution pour sécuriser » son accès contre les « usages frauduleux ». Lesquels ?
Nulle indication, puisque cette obligation est l’une des plus floues qui soit. Malgré tout, la HADOPI insiste : « C’est une obligation légale sanctionnée par les tribunaux si elle n’est pas observée ». Voilà donc une obligation non précisée, mais qui est sanctionnée si elle n’est pas observée.
Les oeuvres flashées par TMG ne sont pas listées.
Conformément à la loi, la ou les œuvres qui auront été couplées à l’adresse IP ne sont pas données (c’est à l’abonné de contacter la HADOPI pour savoir quels sont les contenus en cause).
Le mail alors  donne quelques indications sur le déroulé de la réponse graduée, tout en précisant les droits de l’abonné. Il pourra ainsi formuler des observations depuis le site HADOPI.fr ou par courrier ou par téléphone…

Méfiez vous du gratuit

L’email se veut pédagogique. Il tente de répondre à la question « pourquoi protéger le droit des auteurs ? ». Le rôle des producteurs est lui, tenu secret (« pourquoi protéger le droit des producteurs ? » n’est pas évoqué). « Sous les apparences séduisantes de la gratuité, les pratiques qui ne respectent pas le droit des auteurs des œuvres privent, en effet, les créateurs de leur juste rétribution ».

Il existe une offre légale … qui n’est pas indiquée …

La loi oblige que ce courrier contienne « également une information de l’abonné sur l’offre légale de contenus culturels en ligne, sur l’existence de moyens de sécurisation permettant de prévenir les manquements à l’obligation [de sécurisation] ainsi que sur les dangers pour le renouvellement de la création artistique et pour l’économie du secteur culturel des pratiques ne respectant pas le droit d’auteur et les droits voisins ».
L’offre légale rappelée dans le courrier est au mieux minimaliste : « nous vous rappelons que des services en ligne de plus en plus nombreux proposent aujourd’hui des offres légales attractives et respectueuses des droits des créateurs ». On remarquera que le mail jette un certain discrédit sur l’offre gratuite, alors que gratuité n’est pas toujours synonyme de « piratage » et dépend des choix des ayants droit, et avant tout de l’auteur.

Le risque de phishing

Pour contrer le risque de phishing, le mail indique qu’ « en aucun cas l’Hadopi ne réclame de somme d’argent. Toute demande en ce sens relèverait d’une tentative d’escroqueries de personnes malveillantes ». Les moyens de sécurisations sont totalement absents , si ce n’est l’invitation de se rendre sur le futur Hadopi.fr pour les apprécier. Au passage il est précisé qu’Hadopi.fr ouvrira cette semaine.
Les abonnés qui devront sécuriser leur accès sans savoir comment sécuriser leur accés, qui devront acheter sur les sites d’offres légales sans savoir quels sont ces sites, devront donc en outre anticiper les risques d’escroquerie.

Apple menace de supprimer l’App iPad de Newsday à cause d’une pub

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Posted by Vincent | Posted in Culture, Société | Posted on 21-09-2010

Apple aurait obtenu le retrait d’une vidéo publicitaire des écrans de télévision, en menaçant l’annonceur de supprimer les applications qu’il propose sur l’iPad.
Apple est susceptible : La firme de Cupertino a exigé que le journal Newsday arrête immédiatement de diffuser le spot publicitaire qui présentait de manière humoristique son application pour iPad. Très réussie, la publicité montre un père de famille agacé par une mouche qui lui tourne autour alors qu’il lit son journal. Mais oubliant que l’iPad n’est pas un journal papier, il se sert de l’appareil pour écraser la mouche et détruit son iPad au passage.
Selon Network World, qui cite un employé anonyme de Newsday, les équipes de Steve Jobs n’auraient pas apprécié de voir l’écran de verre de l’iPad s’éclater en mille morceaux, ce qui est un réflexe naturel du professionnel soucieux de sa communication. Pendant des années les constructeurs d’automobiles ont par exemple refusé de voir leurs voitures virtuelles être déformées dans les jeux vidéo qui exploitaient leur marque.
Mais ce qui est surtout gênant, c’est la manière avec laquelle Apple a semble-t-il obtenu le retrait de la publicité. Traditionnellement, elle aurait utilisé le droit des marques en dénonçant une démonstration trompeuse de l’iPad, qui nuit à la réputation de son produit. Mais ici, la firme aurait menacé Newsday de retirer son application de l’App Store s’il refusait d’obtempérer. Simple et rapide.
Ceux qui créent des applications pour l’iPad sont pieds et poings liés à Apple. Ici il ne s’agit que d’une publicité, mais c’est parfois la propre liberté d’expression des journalistes qui est menacée, comme l’a expliqué Charlie Hebdo. Un journal économiquement dépendant de sa version iPad prendra-t-il le risque de publier un article attaquant la firme de Cupertino ?

Les vidéos artistiques de YouTube entrent au musée Guggenheim

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Posted by Vincent | Posted in Culture | Posted on 21-09-2010

La Fondation Guggenheim et le site de partage de vidéo Youtube ont dévoilé lundi 20 septembre une liste de 125 clips sélectionnés parmi 23 000 vidéos originaires de 91 pays en vue d’une exposition. Les vidéos sont regroupées en six catégories : expérimentale, musicale, narrative, non narrative, animation ou documentaire (voir quelques exemples ci-dessous).

L’initiative, baptisée « YouTube Play », qui vise à révéler des artistes travaillant sur des vidéos en ligne, est le prolongement d’une précédente expérience artistique du site de partage de vidéos qui avait constitué un orchestre symphonique composé d’artistes découverts grâce à des auditions sur le site.
Nancy Spector, directrice adjointe de la Fondation Guggenheim, a expliqué que le musée était fasciné par « l’idée de regarder comment la vidéo en ligne émerge progressivement comme une forme d’art en tant que tel ». Le réalisateur Darren Aronofsky, les Américains d’Animal Collective et l’artiste japonais Takashi Murakami font partie des onze membres du jury qui sélectionneront les vingt artistes dont le travail sera présenté le 21 octobre prochain à Berlin, Bilbao, New York et Venise.
La Fondation Guggenheim et le site de partage de vidéo Youtube ont dévoilé lundi 20 septembre une liste de 125 clips sélectionnés parmi 23 000 vidéos originaires de 91 pays en vue d’une exposition. Les vidéos sont regroupées en six catégories : expérimentale, musicale, narrative, non narrative, animation ou documentaire (voir quelques exemples ci-dessous).L’initiative, baptisée « YouTube Play », qui vise à révéler des artistes travaillant sur des vidéos en ligne, est le prolongement d’une précédente expérience artistique du site de partage de vidéos qui avait constitué un orchestre symphonique composé d’artistes découverts grâce à des auditions sur le site.Nancy Spector, directrice adjointe de la Fondation Guggenheim, a expliqué que le musée était fasciné par « l’idée de regarder comment la vidéo en ligne émerge progressivement comme une forme d’art en tant que tel ». Le réalisateur Darren Aronofsky, les Américains d’Animal Collective et l’artiste japonais Takashi Murakami font partie des onze membres du jury qui sélectionneront les vingt artistes dont le travail sera présenté le 21 octobre prochain à Berlin, Bilbao, New York et Venise.