Posted by Vincent | Posted in Technologie | Posted on 04-05-2010
… fût ma première pensée quand on m’expliqua, il y a quelques mois, que les ambulanciers regarderaient les numéros du répertoire de mon télé/smartphone en cas d’inconscience … A la recherche de ICE (In Case of Emergency). Le (ou les) numéro d’un proche à contacter d’urgence ! Quoi de plus simple …
… en apparence, pour que ça fonctionne vraiment il faut « que cela rentre dans les moeurs » conclut même une une newsletter reçu il y a peut :
Le pseudonyme international connu est ICE (= In Case of Emergency).
Les ambulanciers ont remarqué que très souvent lors d’accidents de la route, les blessés ont un téléphone portable sur eux. Toutefois, lors des interventions, on ne sait jamais qui contacter dans ces listes interminables de contacts.
Les ambulanciers ont donc lancé l’idée que chacun d’entre nous > rentre dans son répertoire, la personne à contacter en cas d’urgence sous le même pseudonyme.
Le pseudonyme international connu est ICE (= In Case of Emergency).C’est sous ce nom qu’il faut entrer le numéro de la personne à contacter, utilisable par les ambulanciers, la police, les
pompiers ou les premiers secours.
Lorsque plusieurs personnes doivent être contactées on peut utiliser ICE1, ICE2, ICE3, etc.
Facile à faire, ne coûte rien et peut apporter beaucoup.Si vous croyez en l’utilité de cette convention, faites passer le message afin que cela rentre dans les moeurs.
En fait c’est un Hoax ! Mais …
Ce qui semble, sur le papier, une très bonne idée … n’en est en fait que la moitié d’une !
C’est un hoax identifié depuis février 2007 par HoaxKiller.fr – Contact ICE :
Pour permettre aux secours de savoir qui prévenir en cas de perte de conscience d’un blessé, le propriétaire d’un téléphone portable devrait créer un contact nommé « ICE » dans son carnet d’adresses et faire suivre un message à ses contacts afin de faire connaître cette initiative.
Imaginée en 2004 par Bob Brotchie, un ambulancier de Cambridge, puis popularisée en avril 2005 par Vodafone, un opérateur de téléphonie mobile anglais, cette initiative est véridique mais reste peu connue des secouristes, ce qui remet en cause son utilité même. En France, elle pourrait même poser un problème légal, ICE étant un acronyme anglais (« In Case of Emergency ») qui nécessiterait probablement d’être traduit : la Gendarmerie royale du Canada propose ainsi comme alternative l’acronyme ECU (« En Cas d’Urgence »). Il revient donc aux pouvoirs publics de chaque pays de décider de l’opportunité et des éventuelles modalités d’une telle convention : faute d’une harmonisation et d’une information suffisante des acteurs du secours aux victimes, le courrier électronique n’est pas un moyen de communication de masse et ne doit pas être utilisé pour diffuser une information à grande échelle, surtout sous la forme d’une chaîne dont la propagation est incontrôlable, dont le texte se modifie au cours du temps et qui revient sans cesse dans les mêmes boîtes aux lettres. Accessoirement, si vous avez le malheur d’être victime d’un accident suffisamment grave pour vous faire perdre conscience, il est quelque peu risqué de compter sur la chance que votre téléphone portable soit lui resté intact, déverrouillé, batterie toujours chargée, que votre secouriste soit informé de la convention ICE, qu’il sache manipuler votre modèle de portable pour pouvoir accéder à son carnet d’adresses et que votre contact ICE soit joignable au moment de votre accident. Cette convention pose par ailleurs un sérieux problème de confidentialité, puisque dans un carnet d’adresses « ICE » pourrait tout aussi bien correspondre aux initiales, nom ou surnom d’une personne ou encore à la dénomination d’une entreprise ou organisation dont le propriétaire du téléphone ne voudrait surtout pas qu’elle soit informée de son accident. Si vous avez des informations importantes à communiquer aux secouristes ou des noms de contact à prévenir en cas d’accident, vous avez plutôt intérêt à écrire tout cela en clair sur un papier et à garder ledit papier sur vous, par exemple dans votre portefeuilles. La version commerciale de cette initiative consiste d’ailleurs non pas à créer un contact ICE dans son téléphone portable mais à conserver sur soi un document au format carte de crédit, comportant le numéro d’un centre d’appel capable de communiquer aux secours des informations sur votre santé et les contacts à prévenir. A noter qu’en France, la Carte Vitale 2 pourra être utilisée gratuitement à cet effet. »
Quand la réalité rattrape le Hoax …
!
Mais il semblerait que, pas à pas et de manière plutôt désorganisé, le ICE project comme il faut l’appeler maintenant gagne tout de même ses lettres de noblesse ! Sur le terrain ! Sans tambour ni trompette …
Comme le prouve cette intervention sur le prestigieux campus de Cork en Irlande, ou son article wikipedia … Jusqu’Ã Europ Assistance qui veut surfer sur la vague …
Bob Brotchie aurait-il réussit son coup ?
@ suivre …
L’auteur remercie le lecteur patient en lui confiant qu’il a, depuis plusieurs mois, dans son téléphone, deux contacts identifiés ICE1 et 2 … Et qu’il a finalement bien l’intention de les conserver :
Maintenant que c’est fait c’est encore plus idiot de les enlever !…




