Je me suis fait voler mon smartphone …

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Posted by Vincent | Posted in Société | Posted on 20-04-2011

Le smartphone attire la convoitise. En 2010, 160.000 vols de téléphones portables (tous mobiles confondus) ont été recensés. Pourquoi faut-il porter plainte ? Quelles sont les procédures à suivre ? Où vont les terminaux dérobés ? Est-il possible de rendre son téléphone volé définitivement inutilisable ?

Florence Legrand (lesnumeriques.com) raconte sa mésaventure et nous fait bénéficier, avec humour et sang-froid, de son « retour d’expérience » :

Au moment où Claude Guéant annonce une simplification des procédures (un volet de la loi LOPPSI) afin qu’un maximum de smartphones volés soient rendus inutilisables (1), au moins dans l’Hexagone, je me suis fait voler à l’arraché mon smartphone, un iPhone 4. Comme bon nombre de mauvais moments à passer, celui-ci est riche d’enseignements. Voici un récapitulatif des procédures à suivre pour faire bloquer son terminal et une petite collecte d’informations « bonnes à savoir » glanées au fil des rencontres de ces dernières 24 heures.

Action / Réaction

Et si j’étais partie à l’heure à ce rendez-vous. Et si j’avais suivi les conseils du message sonore diffusé depuis quelques temps par la RATP « Attention à votre téléphone portable… ». Chasse au « et si », je fus victime d’un « mauvais timing », comme on dit, d’une mauvaise rencontre. Cela arrive.
Plus de peur – et de colère, mon iPhone était riche en contenu privé, forcément – que de mal. Le petit gars s’est servi, il a sauté sur le quai, s’est sauvé avec mon téléphone à grandes enjambées, mais il ne l’emportera pas bien loin. Enfin, si je décide d’aller au bout des possibilités qui me sont données pour faire en sorte que mon iPhone soit totalement inutilisable.

Premier réflexe

Contacter son opérateur pour bloquer la ligne téléphonique. C’est fait : « elle sera coupée dans un délai de deux heures ». Le petits gars a donc jusqu’à deux heures pour appeler qui il veut. Victime et généreuse par obligation.

Un agent de la RATP prend ensuite ma déposition et me rappelle que « la police peut avoir accès aux bandes des vidéos de surveillance pendant 48H00″ et qu’il ne faut pas que je tarde à porter plainte, donc. »Une dizaine de plaintes par jour dans ce poste »

Direction le commissariat, même si je ne crois pas une seule seconde que ma déposition servira à quoi que ce soit. Citoyenne je suis, citoyenne, j’agis. Pour déposer plainte, il est nécessaire d’avoir avec soi le numéro IMEI (numéro de matricule du téléphone inscrit sur la boîte d’emballage, accessible depuis le téléphone en composant le *#06#, ou disponible auprès de votre opérateur – on se demande alors pourquoi celui-ci ne bloque pas de facto le téléphone volé…), la facture d’achat, et une pièce d’identité.

La salle d’attente porte si bien son nom … je suis un peu dans l’embarras : c’est étrange ce sentiment qu’on peut avoir, comme si, en portant plainte, on devenait soudainement un rapporteur, comme si on faisait acte de délation. Au fil de la déposition, les questions fusent aussi de mon côté et, cela tombe bien, l’agent de police n’est pas avare en réponses. « Depuis trois ans, depuis l’arrivée des smartphones, les vols augmentent sans cesse », assure-t-il. Les maraudeurs ont-ils des smartphones favoris ? « Oui, bien sûr : les iPhone et les BlackBerry », note-t-il, « mais, au final, tous les portables les intéressent ».

Quelles sont les statistiques de vols de mobiles au juste ? « Dans ce poste (du XIXe arrondissement, ndlr), on enregistre une dizaine de déclarations pour vols de téléphones par jour ». Si l’on compte en moyenne trois postes (dont le central) par arrondissement, on atteindrait un score journalier de 600 mobiles déclarés volés par jour à Paris… mais tous les arrondissements ne sont pas aussi hauts en score. En France, en 2010, 160 000 vols de portables ont été déclarés ; « déclarés », parce que bon nombre de victimes ne porteraient pas plainte. « Tout le monde ne vient pas faire de déclaration : il faut faire la démarche tout en se disant que de toutes façons, ça ne changera rien », regrette mon interlocuteur.  Oui, c’est en effet ce qu’on se dit. « Mais il arrive que des téléphones soient retrouvés et remis à leur propriétaire ».

Bloquer son téléphone

L’agent de police signifie qu’il est possible de bloquer le téléphone, via l’opérateur. En effet, mon opérateur m’a prévenu. Enfin, il m’a assuré, lors du premier coup de fil pour bloquer ma ligne, qu’il avait aussi bloqué mon téléphone. Faux. Archi faux. Les dires paraissant étranges (car trop simples), j’ai donc rappelé une seconde fois. Autre conseiller, autre son de cloche (aucun jeu de mot ici) : « Non, votre téléphone n’est pas bloqué, il ne pourra l’être qu’une fois que vous aurez porté plainte au commissariat, et que vous aurez renvoyé à notre service « vol » une photocopie de cette déclaration avec votre numéro IMEI et de votre facture d’achat ». On imagine bien que pas mal de victimes ne sont – et d’un pas au courant de cette possibilité (le premier conseiller ne nous en parle pas !) – et, de deux, découragés d’avoir autant de démarches à effectuer ! Le voleur vole, le volé, lui, rame. Normal.
Désormais donc, la victime aura une démarche en moins à effectuer : « devant la recrudescence de vols, on simplifie les procédures : c’est nous qui envoyons un email à votre opérateur avec le numéro IMEI ». Ensuite ? Ensuite, l’opérateur inscrit le téléphone barboté sur une liste noire : il est bloqué et ne peut plus recevoir aucun réseau, aucune carte SIM.

Ce qui veut dire ? « Un téléphone bloqué ne peut plus être utilisé en France, quelle que soit la carte SIM introduite dans le téléphone ». En revanche, s’il passe la frontière, il sera parfaitement opérationnel. Un smartphone « blacklisté » peut-il malgré tout servir ?
Toujours ça de pris, si j’ose dire. Bien, mais mon iPhone, une fois que son identité sera fichée et qu’il ne fonctionnera plus, les malfaiteurs n’ont-ils vraiment plus aucun moyen de le faire fonctionner ? Rien n’est moins sûr.

Si mon iPhone sort de France, il pourra parfaitement supporter une carte SIM étrangère. La nouvelle mesure mise en place dans l’Hexagone, n’est pas (encore) adoptée par nos voisins de territoire : ailleurs, le téléphone peut de nouveau être raccordé au réseau. Et visiblement, le trafic de téléphones portables s’organise bien. « Allez au marché des voleurs, entre Barbès et Clignancourt, vous y trouverez plein de mobiles et des personnes prêtes à trouver des solutions pour débloquer des téléphones volés », martèle Monsieur l’agent.

Comment ? Débloquer un téléphone soi-disant bloqué ? Non, ce n’est pas tout à fait cela en fait.
« On ne peut pas changer le code IMEI des iPhone et Blackberry, mais… »
Sur le chemin du retour, je pousse la porte d’une boutique anonyme de téléphones, dans l’espoir de comprendre ce que font ces petits gars des mobiles chipés à la tire ou arrachés, plus ou moins violemment d’ailleurs. Un téléphone bloqué, blacklisté, fiché est-il donc encore utilisable ?
« Si c’est un iPhone, non, car on ne peut pas changer le code IMEI d’un iPhone, en tous cas pas des dernières versions. Donc s’il est bloqué, on peut rien en faire, pas en France en tout cas ».

Et les autres, alors ? « Les BlackBerry non plus, on ne peut pas changer leur identité, mais les Nokia, LG, Samsung, HTC, oui, c’est faisable. Il existe des manipulations pour changer le code IMEI de ces mobiles », assure-t-il. Qui est capable d’effectuer ces manipulations ? « Vous allez à Barbès, c’est pas compliqué, pas mal de boutiques se font pas mal d’argent avec ça ». Tu m’étonnes.  Il existerait donc des docteurs ès « déblocage » de mobiles, normal, sinon à quoi bon continuer à voler des téléphones ?  » Parce que peu de personnes portent plainte déjà, et que tous les opérateurs ne jouent pas le jeu, en ne prévenant pas les clients qu’il est possible de bloquer leur téléphone en cas de vol ». Quatrième dimension : je suis à deux doigts d’imaginer que les opérateurs sont ravis de pouvoir revendre d’autres mobiles à leurs clients délestés de leur portable. Wake up, je délire.

« Soit les mobiles bloqués ont une nouvelle identité, et dans ce cas, ils remarchent normalement et ont à nouveau accès à n’importe quel réseau ; soit ce n’est pas possible et là deux possibilités. Ou le client n’a pas fait bloquer l’appareil, et il continue donc à fonctionner, soit il est bloqué et il part dans des réseaux qui font passer les téléphones à l’étranger, en Europe ou en Afrique du Nord ».On récapitule, donc. En cas de vol de téléphone portable, on peut / doit :

  • Couper sa ligne en appelant son opérateur, en lui rappelant, si besoin, qu’il est important de signaler à ses clients victimes d’un vol qu’il est possible de faire bloquer son téléphone, et que cette démarche est effectuée par la police directement.
  • Porter plainte dans un commissariat.
  • Passer chez son opérateur pour récupérer une nouvelle carte SIM et, éventuellement, un nouvel appareil.
  • Éviter de vous servir de votre mobile dans la rue, dans les transports en commun, aux terrasses de cafés… Idéal pour un appareil dit « mobile ».
  • (Souffler. Passer à autre chose.)

(1) Faire diminuer le nombre de vols
Tout utilisateur, ou presque, d’un téléphone portable sait qu’en cas de vol, sa ligne téléphonique peut être bloquée sur simple appel à son service client opérateur. La ligne ne sera pas coupée dans la minute. Chez SFR, par exemple, on nous parle d’un délai de deux heures avant que la ligne ne soit coupée.Le nouveau volet de la LOPPSI, qui va permettre de bloquer à distance les téléphones volés, vise à simplifier les procédures de déclaration pour, d’une part, pousser les victimes à porter plainte de manière systématique et, d’autre part, rendre le vol inutile. Un téléphone bloqué ne pouvant plus recevoir aucun réseau… en France.
Il était jusqu’alors possible de faire bloquer son téléphone, mais la démarche était fastidieuse et entièrement à la charge de la victime, qui devait monter un dossier à envoyer à son opérateur. Encore fallait-il savoir qu’il était possible de rendre inutilisable son téléphone !
Désormais, l’agent de police qui prend le dépôt de plainte sera chargé d’envoyer par email une demande de blocage du téléphone volé à l’opérateur concerné. Ce dernier lancera une procédure de blocage de l’appareil. Un processus qui peut prendre jusqu’à quatre jours.

Source : LesNumeriques.com – Je me suis fait voler mon smartphone… par Florence Legrand (15/04/2011)

2011 : La révolution européenne du chargeur universel par micro-USB pour les téléphones cellulaires

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Posted by Léa FISCHER | Posted in Environnement, Technologie | Posted on 30-12-2010

La Commission européenne a annoncé l’arrivée l’an prochain en Europe de chargeurs « universels » par micro-USB pour les téléphones portables, qui ne seront toutefois compatibles qu’avec les appareils de nouvelle génération les plus perfectionnés.

Des normes harmonisées, pour assurer la sécurité des chargeurs, viennent d’être publiées et « les premiers chargeurs universels et téléphones portables répondant aux nouvelles normes devraient arriver sur le marché européen au cours des premiers mois de l’année 2011″, estime Bruxelles dans son communiqué.

Ces normes ne concernent toutefois que les téléphones multifonctions, pouvant se connecter à un ordinateur ou à internet (de type Blackberry ou iPhone par exemple). Elles se basent d’ailleurs sur une connexion « micro-USB », déjà utilisée par beaucoup de ces téléphones. Selon Bruxelles, les appareils de ce type « devraient s’imposer sur le marché d’ici deux ans » et remplacer définitivement ceux aux fonctions plus basiques (téléphoner, envoyer des SMS).

Il existe actuellement une grande variété de chargeurs pour téléphones portables au sein de l’UE, y compris au sein d’une même marque. Beaucoup ne peuvent être utilisés qu’avec un type d’appareil spécifique, ce qui complique la vie des consommateurs et crée une grande quantité de déchets électroniques. L’idée d’un chargeur universel est donc évoquée depuis longtemps. Les principaux équipementiers, parmi lesquels Nokia, Sony-Ericsson ou Samsung, avaient notamment signé l’an dernier un protocole d’accord pour standardiser leurs chargeurs. Celà risque de contrarier Apple qui avait verrouillé son marché avec son « Apple Dock 30-pin connector » depuis la sortie de l’iPod. Mais par soucis d’exclusion, Apple se mettra également à la page pour la sortie de ses futurs téléphones.

Par ailleurs, ce nouveau chargeur de téléphone portable universel sera conçu pour réduire la consommation d’énergie de 50% ! Au total, on prévoit d’éviter l’émission d’environ 13,6 millions de tonnes de gaz à effet de serre chaque année grâce à la généralisation de ce chargeur. Pour Malcolm Johnson, directeur du Bureau de Standardisation des Télécommunications de l’ITU : « Il s’agit d’un vrai pas en avant dans la réduction de l’impact environnemental du chargement des portables, qui permettra également de simplifier l’utilisation de ces téléphones. Les chargeurs universels sont une solution de bon sens que j’ai hâte de voir appliquée dans d’autres domaines ».

Mobileoo à bien compris la nécessité de respecter au mieux l’environnement et vous propose déjà plusieurs types de chargeurs USB :

Source : LeTélégramme.com – Un chargeur  »universel » en 2011 (29/12/2010)

La reconnaissance faciale bientôt sur smartphone ?

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Posted by Vincent | Posted in Technologie | Posted on 09-11-2010

Des chercheurs de l’université de Manchester (Royaume-Uni) ont développé un logiciel capable de gérer la reconnaissance faciale de l’utilisateur d’un téléphone mobile en temps réel. D’après les chercheurs, la précision de ce logiciel atteint un niveau encore inégalé aujourd’hui. Les performances seraient présentes tant en terme de rapidité (l’analyse se fait en temps réel) que de sécurité.

Si des logiciels de reconnaissance faciale existent à ce jour, les supports utilisés étaient des ordinateurs portables, webcams ou encore la Xbox 360 (projet Kinect). Mais il s’agit d’une première sur téléphone mobile. De plus, les systèmes existants ne distinguent que des détails approximatifs sur le visage de l’utilisateur. Le logiciel ici présenté mesure jusqu’à 22 informations différentes lors de l’analyse du visage: la bouche, le nez, les yeux, ou encore la ligne mandibulaire (forme de la mâchoire inférieure) par exemple.

Le système analyse également la voix de l’utilisateur afin d’aider à l’identification. Lors de la première utilisation, le système propose à l’utilisateur de le « filmer » quelques temps afin de récolter un échantillon de voix de l’utilisateur dans une base de données, ainsi qu’une multitude de photos du visage, qui servira ensuite pour comparaison.

A terme, les mots de passe ou codes PIN (Personnal Identification Number) aujourd’hui utilisés pour se connecter à un site Web pourraient ainsi être remplacés par une reconnaissance faciale éventuellement couplée à de la reconnaissance vocale. Cette méthode permettrait d’accéder plus rapidement à des sites ou applications comme la messagerie, l’accès à la consultation de ses comptes bancaire, ou encore aux réseaux sociaux.

Fruit d’une vingtaine d’années de recherche, ce logiciel a été récemment présenté, dans le cadre du projet Mobile Biometrics (MoBio), sur le Nokia N900. A la tête du projet, le Dr Phil Tresadern assure que le logiciel n’utilise qu’un très faible pourcentage de la mémoire du téléphone. Il précise également que le système développé est capable de suivre le visage de l’utilisateur en mouvement. Il gère également les situations telles que le mouvement du téléphone lui-même, ou encore son orientation latérale à 360 degrés.

Source : Techno-Science.net - Bientôt la reconnaissance faciale sur smartphone ? par Cédric DEPOND (06/11/2010)